Le climat en danger

Publié le par WebMarmotte

       Les études des derniers mois sur le dégagement de méthane autrefois congelé dans le permafrost des côtes de la Sibérie ne se sont pas révélées tout à fait justes. En fait c'est seulement un peu plus grave qu'on ne le pensait.
      Je m'explique: les fonds marins arctiques libèrent du méthane dans l'atmosphère, fait découvert seulement quelques mois plus tôt, or ce gaz provoque un effet de serre environ vingt fois plus puissant que le "paisible" et bien connu dioxyde de carbone, ou gaz carbonique. Les analyses récentes de l'eau de l'Arctique indiquent une concentration en méthane dissous 200 fois supérieure à la normale, ce qui montre que des bouleversements importants sont peut-être à prévoir dans un avenir pas si éloigné que ça, au rythme où vont les choses, et avec le dévouement actuel des États pour résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre ou même plus généralement du réchauffement climatique.
      Les quantités de méthane ont été évaluées à douze fois celle présente actuellement dans l'atmosphère, c'est-à-dire plus importante encore que les réserves mondiales de charbon. Plus grave encore, le réchauffement climatique a ammené ce méthane prisonnier des glaces au seuil de la fonte, et la température des côtes de la Sibérie a augmenté de 5 degrés ces dix dernières années.
     Malgré tout, les scientifiques ne peuvent pas prévoir avec certitude le degré d'impact sur le climat de la planète, et ils estiment qu'un relâchement brutal du méthane est peu probable pour ce siècle. Bien mais pour les siècles à venir, pour les générations futures que faisons nous?
     La situation est simple : le Groënland perd à l'heure actuelle plusieurs centaines de milliards de tonnes de glace par an. Or la glace des pôles agit comme un gigantesque miroir et renvoie une quantité énorme de rayons solaires dans l'espace, que ce soit des UV ou des Infrarouges. Le fait est donc que, plus la glace fond, plus elle va fondre vite car le rayonnement solaire se perd de plus en plus dans les océans, accélérant encore la fonte des glaces.
        Il faut donc bien se rendre compte qu'il ne s'agit pas de "sauver la planète" comme les multiples publicités veulent nous le rentrer dans la tête, mais bien de sauver l'humanité. Car la planète au cours de son histoire (au sens géologique bien entendu) a subi des catastrophes bien plus terribles qu'un réchauffement climatique, et ne s'inquiètera nullement de celui-ci.

Publié dans Terre - Environnement

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